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Vous avez fait l’acquisition d’un bien immobilier et découvrez, une fois installé, que ce bien est affecté de vices.
Ainsi, ces défauts peuvent compromettre l’usage attendu de votre bien et justifier une action contre le vendeur.
La garantie légales des vices cachés est inscrite à l’article 1641 du Code civil.
Le vendeur d’un immeuble, qu’il soit professionnel ou particulier doit garantir l’acquéreur des vices cachés, même s’il ignorait l’existence du vice (sauf stipulation contraire pour un vendeur non professionnel).
L’acquéreur du bien immobilier a le choix entre :
Par ailleurs, lorsque le vendeur avait connaissance des vices, l’acquéreur peut également demander sa condamnation à lui verser des dommages et intérêts.
En matière de garantie des vices cachés, deux délais s’appliquent :
Exemple : Civ. 1ère 29 janvier 2025 n°23-20.738
En pratique, plus l’action est intentée rapidement, plus la preuve est facile à rapporter.
Oui, l’article 1643 du Code civil permet au vendeur de se décharger de cette garantie par une stipulation contractuelle.
Ainsi, il est fréquent que la promesse de vente et/ou l’acte authentique de vente contiennent une clause d’exclusion de garantie des vices cachés.
👉 Toutefois :
La clause est inopérante si le vendeur connaissait le vice.
Elle ne protège pas le vendeur professionnel (présomption irréfragable de connaissance du vice).
Le vendeur particulier non professionnel peut invoquer une clause d’exonération, sauf en cas de mauvaise foi.
En revanche, le vendeur professionnel, est toujours réputé connaître les vices, ne peut limiter ou exclure sa garantie.
⚖️ Exemple : Civ. 3e, 15 juin 2022, FS-D, n° 21-21.143
Ainsi, identifier si un vendeur doit être qualifié de « professionnel » est essentiel.
La garantie des vices cachés protège l’acquéreur en cas de défauts graves et non apparents lors de la vente. Toutefois, la distinction entre vendeur professionnel et particulier nécessite souvent une analyse juridique approfondie.
⏳ Ne perdez pas de temps : même si le délai butoir est de 20 ans, plus les années passent, plus il devient difficile de prouver que le vice existait déjà au moment de la vente.
Notez également que dans certains cas, lorsque le bien acheté a été construit il y a moins de 10 ans, la responsabilité décennale du vendeur peut être engagée.
Attention : Cet article n’est pas une consultation juridique, il est rédigé à titre purement informatif et ses propos n’engagent que son auteur. Date de mise à jour : septembre 2025.
Article rédigé par Dimitri Lazzarotto, Avocat au barreau de Saint-Denis de La Réunion.
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